L'anorexie mentale

L’anorexie mentale fait partie des troubles de l’alimentation ou des troubles du comportement alimentaire (TCA). Elle est caractérisée dans un premier temps par la diminution ou l’arrêt de l’alimentation causés par une privation de nourriture.

L’anorexie entraîne une obsession de l’apparence du corps, une grande perte de poids, un isolement, des vomissements et des prises de médicaments permettant de maigrir et une non-conscience des conséquences médicales de ces actes sur le corps.

L'anorexie mentale apparait en grande majorité à l'adolescence et va toucher 0,5% des adolescentes ayant entre 12 et 18 ans, et 0,03% des garçons du même âge.

Ce trouble doit être pris en charge rapidement et efficacement car il y a une moralité élevée des personnes atteintes d'anorexie qui touche de 5% à 13% des patients. 

Le trouble de l’anorexie va s’articuler autour de l’envie maladive de maigrir, de la peur de prendre du poids et de la dysmorphie qui se définie comme une image erronée qu’ont les personnes de leur propre corps.

Plusieurs symptômes voient le jour :

  • Comme dit précédemment, le symptôme principal de l’anorexie mentale est la restriction alimentaire, les individus vont se priver volontairement de nourriture. 
  • Le deuxième principal symptôme est la peur obsédante de prendre du poids, le poids de la personne malade devient une réelle obsession et elle ne sera jamais satisfaite. Cela entraînera des pesées fréquentes pour vérifier son poids, une prise bien trop importante de laxatifs ou de diurétiques ou encore des lavements fréquents. 
  • La volonté de perdre toujours plus de poids entraînera des vomissements fréquents 
  • Les deux symptômes précédents entraînent une perte de poids importante.
  • Une aménorrhée : une absence de règle de la personne souffrant d’anorexie mentale 
  • Les individus vont pratiquer un sport trop intensif par rapport à leur alimentation et à leur énergie 
  • La non-conscience des conséquences médicales qu’elle inflige à son corps est un des symptômes que rencontre la personne atteinte d’anorexie mentale, en effet, les restrictions alimentaires maladives, les vomissements, la prise de médicaments pour maigrir ont des conséquences graves sur le corps et peuvent même aller jusqu’à l’épuisement du corps et même la mort 
  • Pour finir, l’une des symptômes de l’anorexie mentale est social : les personnes s’isolent, comme pour la majorité des troubles psychologiques ayant un impact si grand sur le psychisme, elle provoque un isolement parfois total de l’individu qui ne vivent plus que pour scruter les moindres détails de leurs corps 

Liens entre la boulimie nerveuse et l’anorexie mentale :

La boulimie est un trouble du comportement alimentaire qui est caractérisé par des crises de suralimentation durant laquelle la personne ne peut s’arrêter de manger une immense quantité de nourriture. Une totale perte de contrôle des individus est la cause de ces crises, pour palier, les personnes mettent en place des stratégies non-adaptées : vomissements, usages abusifs de médicaments, sport à outrance ou jeûne.

L’anorexie mentale et la boulimie nerveuse sont liées : on compte entre 20% et 50% des sujets anorexiques qui ont des crises de boulimie et 27% des sujets souffrant de boulimie nerveuse ont eu des troubles de l’anorexie mentale. De plus, entre 30% et 50% des personnes anorexiques alternent entre une anorexie mentale de restriction totale à l’adolescence et des crises de boulimie après 18 ans. 


Les complications de l'anorexie mentale sont des complications cardiaques, le rythme cardiaque devient anormal et peut entraîner un arrêt cardiaque, des complications au niveau de du tube digestif : les vomissements provoquent des œsophagites, des perforations de l'œsophage, et inflammation de l'estomac. Le manque de potassium a un impact sur le fonctionnement rénal, les reins filtrent moins de volume de sang et les déchets vont s'accumuler dans le sang.

Il y a un risque d'infertilité provoqué par l'arrêt des règles s'il dure plusieurs années.

Les os deviennent plus fragiles et cela entraîne des fractures fréquentes. Chez les jeunes anorexiques il peut y avoir un arrêt ou une diminution de la croissance. 


Il existe plusieurs traitements pour soigner une anorexie mentale :

  • La prise en charge médicamenteuse

→ La fluoxétine est un antidépresseur efficace contre les dépressions qui sont souvent liées au trouble de l’anorexie et il permettrait aux patients de garder un poids stable après leur hospitalisation. 

→ Des anxiolytiques permettraient de diminuer l’anxiété qu’éprouvent les personnes anorexiques face à la nourriture et au fait de se nourrir 

→ D’autres médicaments viennent compléter cette liste en fonction des conséquences de la maladie sur le corps de la personne : carences, troubles rénaux, troubles cardiaques…

  • La prise en charge psychothérapique : 

Des psychothérapies sont proposées aux personnes souffrant d’anorexie mentale, elles peuvent être en entretien classique ou en groupe, le but étant de réconcilier les patients avec leur image, de travailler sur l’estime de soi et de résoudre les conflits. 

Les thérapies peuvent être ouvertes aux proches des personnes malades qui souhaitent se confier et être épaulés.

Plusieurs thérapies peuvent être mises en place : 

  1. Les thérapies comportementales et cognitives qui vont agir directement sur le problème sans chercher à en comprendre la cause, le but étant de mettre la personne face à son comportement pathologique et ses schémas de pensées dysfonctionnels. 
  2. Les thérapies interpersonnelles qui sont efficaces pour traiter la dépression, elles peuvent l’être pour les troubles du comportement alimentaire car elle ne met pas le sujet au coeur de la discussion mais ses difficultés interpersonnelles actuelles qui ont un impact sur son état et sur son comportement.
  3. Les thérapies psychodynamiques qui s’appuient sur la recherche du conflit à l’origine de la maladie.
  4. Les thérapies systémiques familiales vont tenter de réconcilier les membres de la famille, en effet, lorsqu’une personne au sein d’une famille est malade, la famille va être modifiée et tous les membres de celle-ci seront touchés, le but est alors de créer le dialogue entre eux et de créer une nouvelle dynamique. 
  • La prise en charge nutritionnelle en complément des médicaments et d’une psychothérapie : 

La prise en charge nutritionnelle va prendre en compte l’histoire de la personne et adapter des étapes pour lui réapprendre à se nourrir convenablement. Cette thérapie a pour but de modifier la vision du patient sur la nourriture et de créer une relation plus saine entre le patient et les aliments. De plus, cette thérapie a pour but d’expliquer au patient que les comportements de purge comme les vomissements ou la prise de laxatifs ne sont pas efficaces et sont destructeurs pour le corps.

  • L’hospitalisation peut être une solution dans les cas où les autres traitements ne fonctionnent pas, où la personne perd beaucoup de poids et lorsque sa vie est en danger. Comme pour les thérapies, il n’existe pas une seule manière d’hospitaliser les personnes avec des troubles du comportement alimentaire : 
  1. L’hospitalisation classique spécialisée consiste à garder la personne à l'hôpital jusqu’à ce qu’elle aille mieux, la personne est prise en charge par un médecin, un psychologue, un psychiatre, un nutritionniste… Le programme comprend une éducation nutritionnelle, une renutrition, une thérapie… Dans les cas les plus graves, les équipes médicales peuvent avoir recours à une alimentation par sondes nasogastriques ou à une hyperalimentation intraveineuse 
  2. L’hospitalisation en hôpital de jour permet à la personne de venir tous les jours à l’hôpital pour recevoir ses soins et de retourner chez elle après

La prévention des troubles du comportement alimentaire peut être difficile à effectuer, le médecin généraliste occupe une grande place dans sa prévention, en effet, s'il y a un doute dans le comportement alimentaire d'un enfant, ses parents doivent en parler avec le médecin pour qu'il pose des questions à leur enfant au sujet de ses habitudes alimentaires, de son ressenti à propos de son corps...

Une attention particulière à l’alimentation de son enfant et à sa perte de poids sont conseillés aux parents des enfants et adolescents pour éviter le trouble de la boulimie de ces derniers.

La pression sur le corps étant l’une des causes de l’apparition du trouble chez les jeunes, il serait préférable de ne pas élever ceux-ci dans une sacralisation d’un corps mince, voire maigre. 

Une attention particulière à l’estime de soi et au bien-être intérieur est importante. 



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